L'INSEE brosse le portrait des indépendants en France

Selon Emploi et Revenus des Indépendants, panorama publié en avril 2020 par l’INSEE, la France comptait 3,5 millions d’indépendants fin 2017. Qui sont ces travailleurs indépendants ? Dans quels secteurs exercent-ils ? Combien gagnent-ils ? Faisons le point dans cet article. 

Des indépendants aux profils très variés 🚛 🛠 🎨

Les entrepreneurs indépendants sont qualifiés ainsi en raison de leur absence de lien de subordination juridique à une entreprise (pas de contrat de travail).  

Ils exercent dans des secteurs très divers : agriculture, commerce, artisanat, construction, santé, culture, service aux entreprises, art… ils sont maçons, garagistes, pharmaciens, boulangers, vendeurs sur les marchés, chauffeurs de taxi ou de VTC, patrons de café‑restaurants, moniteurs d’auto‑écoles, coiffeurs, consultants, avocats, architectes, infirmiers, designers, coachs, community managers, artistes… la liste des métiers est sans fin !

Il s’agit pour certains de leur activité principale, tandis que d’autres cumulent indépendance et emploi salarié. Certains dirigent leur entreprise, d’autres partagent cette responsabilité.  

Sur les 3,5 millions d’indépendants, l’écrasante majorité (92 %, soit 3,2 millions) exerce une activité non salariée. Ils sont inscrits aux régimes des entrepreneurs individuels classiques ou de la micro-entreprise.  

Fin 2017, 444 000 personnes travaillaient dans le secteur agricole, soit un indépendant sur 7. Les autres travailleurs non-salariés (TNS) sont des commerçants, des artisans ou des professionnels libéraux.  

Combien gagnent les indépendants ? 💵 💰

En 2017, le revenu d’activité moyen des TNS dans l’ensemble des secteurs (micro-entrepreneurs inclus) s’élevait à 2 580 euros nets par mois. 

Par secteurs, pour les non‑salariés classiques, le revenu mensuel moyen était le suivant en 2017 :

  • 1 650 euros dans les services aux particuliers
  • 5 600 euros dans la santé et l’action sociale
  • 4 700 euros dans les services aux entreprises et les services mixtes. 

Bien que le salariat soit encore largement majoritaire en France (en moyenne, entre 2008 et 2015, 83 % des actifs ont perçu uniquement un salaire, alors que 6 % ont dégagé uniquement un revenu non salarié), les effectifs des TNS ont augmenté de 33 % entre 2018 et 2017 (hors agriculture), notamment grâce à la création du statut d’auto-entrepreneur, très simple d’accès. 

Zoom sur les micro-entrepreneurs 💻 🚕

Le statut d’auto-entrepreneur, créé en 2009 puis requalifié en micro-entreprise en 2014, compte près d’un million d’indépendants économiquement actifs à ce jour (928 000 recensés en 2017). 

Ils sont très présents dans les activités de livraison à domicile, le commerce de détail (hors boutiques) et dans les services aux entreprises. Soulignons que 42 % des micro-entrepreneurs sont des femmes.

Comme près du tiers des micro‑entrepreneurs cumulent ce statut avec une activité salariés, ils ont déclaré en moyenne 470 euros par mois en 2017, tandis qu’un entrepreneur indépendant a gagné en moyenne 3 580 euros par mois. 

Et les femmes entrepreneures ? 👩‍🦰 👩‍🔧

À composition sectorielle égale, les femmes gagnent encore 32 % de moins que les hommes dans le non‑salariat classique…

Elles ne forment sur 37 % des effectifs fin 2017 (hors agriculture). Si on les rencontre peu dans la construction (4 %) et les transports (11 %), elles sont, sans surprise, très présentes dans les services à la personne (45 %) et la santé et l’action sociale (58 %).

Les femmes non salariées, moins nombreuses que les hommes, sont aussi moins bien rémunérées qu’eux. Sur l’ensemble des secteurs (hors agriculture), elles ont perçu en 2017 en moyenne 2 100 euros par mois, contre 2 870 euros pour les hommes. Cette différence s’explique notamment par le fait qu’elle ont déclaré moins d’heures de travail.

Focus sur les plateformes 👀 🤝

Le travail indépendant se trouve au coeur de nombreux débats sur l’avenir du travail et de la protection sociale, souvent centrés autour des récents scandales sur les conditions de travail des livreurs à vélo ou des VTC. Les plateformes collaboratives sont ainsi montrées du doigt car elles créent une “zone grise” entre salariat et non‑salariat où le micro-entrepreneur est rarement gagnant, tant le risque de dépendance économique des travailleurs des plateformes d’emploi est fort. 

En 2017, la moitié des 7 % d’indépendants (soit quelque 100 000 travailleurs) passant par des plateformes ou d’autres intermédiaires (hors coopératives) pour accéder à leur clientèle seraient économiquement dépendants de ces dernières en raison de l’exclusivité de leur accès à la clientèle par cette voie. 

Fin 2016, les 7 000 chauffeurs de VTC sont majoritairement des microentrepreneurs (57 %) et dégagent un revenu d’activité moyen de 570 euros mensuels. 

Être indépendant.e, c'est un job à plein temps !

A Rouedad, nous accueillons principalement des travailleurs indépendants qui ont choisi la création d’entreprise comme activité principale. Micro-entreprise, SASU ou EI, les statuts de nos coworkers sont différents selon le type d’activité, on vous en dira plus sur les subtilités juridiques dans un prochain article !

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