Croyances, tabous et rapport à l'argent : vous en êtes où ?

Vous n’avez jamais un sou en poche, vous dépensez sans compter ou vous êtes le dernier des radins ? Le rapport à l’argent est une question bien épineuse, car elle est souvent taboue. Et, quand on est créateur d’entreprise ou freelance, il faut bien accepter de se confronter à cette question, sous peine de courir à l’échec financier de son projet.

En finir avec les clichés sur l’argent… mission impossible ?

D’où vient notre rapport à l’argent ? Quels sont nos jugements, nos croyances, nos comportements ? Sommes-nous toujours conscient de nos choix financiers, même quand ils sont hasardeux ? Pourquoi avons-nous tous un rapport complexe avec nos finances ?

Nous avons construit notre rapport à l’argent depuis notre plus tendre enfance. Nos croyances, les clichés auxquels nous adhérons proviennent d’abord de notre éducation et de ce qui a été ressenti pendant notre enfance. Comment était perçu l’argent dans notre famille ? Nos parents étaient-ils plutôt avares ? Plutôt généreux ? Est-ce qu’ils avaient un comportement manipulateur, en insistant sur le fait qu’ils se « saignaient » pour que nous, les enfants, soyions gâtés alors qu’eux n’avaient qu’une orange à Noël ? Est-ce qu’ils ont pu nous fournir une « éducation financière » et quelques bases de gestion (ce que l’école n’apprend que rarement) ? Tout part de là. Et les situations sont, chacune à leur manière, complexes parce que marquées par le sceau du tabou.

Pire : l’argent est un sujet difficile non seulement au sein des famille, mais dans la société toute entière. En France, on ne s’exprime pas sur son salaire de manière naturelle, alors que dans les pays anglo-saxons, cette question est abordée de manière beaucoup plus décomplexée. Tradition judéo-chrétienne oblige, l’argent est assimilé à la honte, tout comme le sexe. Vous gagnez des millions ? Vous êtes sûrement un escroc ou un oligarque. Bouh ! Honte à vous !

Le rapport que chaque individu entretien avec son porte-monnaie n’est pas uniquement conditionné par ce qui s’est passé pendant sa jeunesse. Les événements qui jalonnent la vie influencent cette vision, de manière positive ou, au contraire, traumatisante. Tout le monde a connu des événements relatifs à l’argent qui ont servi de point d’ancrage à une croyance. Un héritage, un gain au jeu ou, à l’inverse, un licenciement ou une grosse perte à la suite d’une crise économique sont autant d’événements importants dont la forte charge émotionnelle influence notre relation à l’argent.

Or, l’argent n’a de valeur que celle qu’on lui donne… il n’est ni bon, ni mauvais, il est neutre. Reconnaître nos propres croyances est la première étape vers une libération de notre rapport à l’argent et ouvre la voie à une nouvelle approche. Et maintenant, qui veut gagner des millions ? C’est nous !

On entend aussi que l’argent est forcément synonyme de réussite professionnelle. Si l’on n’a pas d’argent, c’est que l’on n’a pas réussi, donc on a échoué… Qui peut citer une success story d’entrepreneur sans le moindre plantage ? A force de se comparer avec nos voisins dans une société où l’argent est tabou, on en oublie parfois de se définir par nos valeurs, par l’énergie que l’on donne dans notre projet d’entreprise, par ce qu’on veut vraiment accomplir. Mais les clichés ont la vie dure et le nombre de zéros sur le compte en banque continue d’avoir la cote…

Test : quel type de rapport entretenez-vous avec l’argent ?

Voici les 5 principaux schémas concernant les relations à l’argent. Lisez les portraits qui suivent : il y a de fortes chances que vous reconnaissiez votre propre comportement dans l’une de ces descriptions !

  • Le stratège de l’évitement

Pour vous, l’argent n’est pas une bonne chose. Vous soupçonnez les riches d’être malhonnêtes et vous regrettez que l’injustice du monde vous prive de richesse, alors que vous vous considérez comme « quelqu’un de bien ». L’argent représente aussi une source de stress et vous souhaitez éviter à tout prix les « problèmes de riches ». Vous êtes du genre à penser que « plaie d’argent n’est pas mortelle » et minimisez le problème quand il survient.

  • Le m’as-tu-vu

Vous êtes convaincu que la valeur d’un être humain se mesure en espèces sonnantes et trébuchantes. Le succès et la valeur sont synonymes de compte en banque bien garni : l’argent, c’est avant tout le statut. Vous êtes également enclin à prendre certains risques (bourse, poker…) et vous croyez dur comme fer que l’argent fait le bonheur. Si vous pouvez faire étalage de votre richesse, c’est encore mieux !

  • L’adepte du culte de l’argent

Vous aussi vous êtes persuadé que l’argent apporte systématiquement le bonheur et l’épanouissement. Peut-on être pauvre et heureux ? Certainement pas ! Pour vous, ceux qui le prétendent sont forcément dans le déni.

  • L’économe

Vous avez toujours un œil sur votre relevé bancaire et un autre sur l’étiquette du prix. Soucieux de votre sécurité financière, vous gérez vos finances « en bon père de famille » et dépensez avec parcimonie. On vous qualifie d’économe, voire de radin, mais qu’importe : c’est la bonne affaire qui vous intéresse, pas l’avis des autres ! En tout cas, l’argent n’est jamais synonyme de plaisir pour vous.

  • Le panier percé

Une petite folie ou un cadeau très cher pour se consoler après un coup dur, ça nous arrive à tous. Le dépensier est en revanche dans l’achat compulsif au quotidien. Tout y passe : des bibelots soldés aux objets de valeur, parfois inutiles, il FAUT que votre carte bleue chauffe. Pour vous, acheter permet d’échapper à la souffrance et libère votre dose de dopamine quotidienne.

Vous vous êtes reconnu(e) dans l’un des portraits et vous aimeriez en savoir plus ? Nous vous proposons deux ressources pour aller plus loin :

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